En début d’activité, le micro-entrepreneur a la possibilité de bénéficier d’une réduction dégressive de ses cotisations sociales pendant trois ans. Cette aide était accordée selon des critères bien précis de situations (inscription à Pôle-emploi avec ou sans indemnisation, bénéficiaire de minimas sociaux, etc.).

À compter du 1er janvier 2019, le dispositif d’exonération ACCRE pour le micro-entrepreneur connait des évolutions importantes sur lesquelles l’UPSME a souhaité apporter tous les éclaircissements nécessaires.

Le dispositif ACCRE change de nom et devient l’exonération de début d’activité de création ou de reprise d’entreprise. L’acronyme n’existe pas encore mais on peut faire confiance à notre très chère administration pour en imaginer un rapidement !!!

Il faut désormais distinguer d’une part le dispositif d’exonération de début d’activité, ouvert à tous les créateurs et repreneurs et, d’autre part le dispositif d’accompagnement des créateurs dont la liste des bénéficiaires demeure inchangée (article L.5141-1 du Code du travail).

En 2019 l’ACCRE nouvelle version sera accordée à tous les nouveaux micro-entrepreneurs, sans exception, avec des modalités d’exonérations inchangées.

L’ ACCRE 2019 pour les micro-entrepreneurs

Un seul critère de revenu pour bénéficier de l’ACCRE en 2019

Tous les anciens critères de situation disparaissent. Désormais, il n’y a plus qu’un critère de revenu qui intervient pour bénéficier de l’intégralité du dispositif d’exonération.

À compter du 1er janvier 2019, tous les nouveaux micro-entrepreneurs bénéficieront, de droit, du dispositif d’exonération de début d’activité (Article L.131-6-4 du Code de sécurité sociale).

La demande devra néanmoins être faite à la demande d’affiliation ou dans les 45 jours qui suivent la démarche d’immatriculation.

L’exonération sera appliquée et calculée sur le chiffre d’affaires ou les recettes qui correspondent, en tenant compte des abattements mentionnés aux articles 50.0 et 102 ter du Code général des impôts, à un revenu égal au plafond annuel de la sécurité sociale (PASS).

En 2019, tous les nou­veaux micro-entre­pre­neurs béné­fi­cie­ront à 100 % de l’exonération de début d’activité (ACCRE), sous réserve de ne pas dépas­ser 40 254 € de revenu impo­sable au cours de l’année de créa­tion.

Les taux de cotisations « ACCRE » pour les micro-entrepreneurs en 2019

Les moda­li­tés d’exonérations res­tent inchan­gées (article D.131–6-3 du Code de la sécu­rité sociale) :

  • 75% du taux nor­mal de coti­sa­tion (22% en 2019), jusqu’à la fin du 3ème tri­mestre civil qui suit celui au cours duquel inter­vient l’affiliation,
  • 50% pour les 4 tri­mestres qui suivent la 1ère période,
  • 25% pour les 4 tri­mestres civils qui suivent la 2ème période.
L'ACCRE 2019 pour les micro-entrepreneurs

En 2019, les taux de coti­sa­tions des micro-entre­pre­neurs béné­fi­ciant de l’exonération de début d’activité de créa­tion (ACCRE) ne sont pas modi­fiés et demeurent iden­tiques à ceux de 2018.

Une règle de cumul modifiée pour l’ACCRE

« Une per­sonne ne peut béné­fi­cier de l’exonération men­tion­née au I pen­dant une période de trois ans à comp­ter de la date à laquelle elle a cessé d’en béné­fi­cier au titre d’une acti­vité anté­rieure » Article L.131–6-4 du CSS

Désormais, une période de carence de 3 ans devra être obser­vée à comp­ter de la date à laquelle le micro-entre­pre­neur a cessé d’en béné­fi­cier au titre d’une acti­vité anté­rieure.

Pour tous les nou­veaux micro-entre­pre­neurs, et à comp­ter du 1er jan­vier, 2019, un délai de 3 ans devra impé­ra­ti­ve­ment s’écouler à comp­ter de la date à laquelle il aura ces­ser de béné­fi­cier de l’ACCRE au titre d’une pré­cé­dente acti­vité.

CONCLUSION

 

Une nou­velle fois, et ça va deve­nir une habi­tude, Emmanuel Macron aura menti par omis­sion. Lors de sa cam­pagne élec­to­rale, il avait pro­mis que TOUS les créa­teurs d’entreprise pour­raient béné­fi­cier d’une exo­né­ra­tion totale de coti­sa­tions sociales pen­dant 12 mois.

La loi de finan­ce­ment de la sécu­rité sociale 2018 a enté­riné cette pro­messe.

Il aura fallu attendre de nom­breux mois pour s’apercevoir que les micro-entre­pre­neurs n’étaient pas, aux yeux du Président, des créa­teurs d’entreprise. On devra se conten­ter d’être une variable d’ajustement des chiffres du chô­mage !!!

Et une fois encore, nous devrons nous satis­faire des miettes qui prennent la forme d’un béné­fice à l’ACCRE sans condi­tion de situa­tion mais sous réserve de ne pas dépas­ser un revenu égal à 40 254 € l’année de créa­tion. Ce mon­tant étant tel­le­ment impor­tant, en com­pa­rai­son du chiffre d’affaires moyen d’un micro-entre­pre­neur, qu’on est assuré de pou­voir béné­fi­cier de la tota­lité de l’exonération pré­vue !