🚨 Communiqué de l’UPSME

Le FIFPL attaque les micro-entrepreneurs : nous répondons !

L’UPSME, dans un article du 12 juillet 2025, a dénoncé la réforme scandaleuse du FIFPL concernant la prise en charge des formations des micro-entrepreneurs libéraux, applicable dès le 1er septembre 2025.

Cette attaque injustifiée contre des milliers de professionnels a immédiatement suscité une vive réaction : une pétition a déjà recueilli plus de 2 500 signatures.

Face à cette mobilisation, le FIFPL a exigé la publication d’un droit de réponse.
L’UPSME se doit aujourd’hui de rétablir la vérité et de dénoncer, sans détour, les mensonges et manipulations contenus dans ce texte.

Les finances du FIFPL : le grand mensonge

Le FIFPL justifie ses coupes budgétaires par la « nécessité absolue d’équilibrer ses comptes ». Faux !

Au 31 décembre 2024, cet organisme dit « à but non lucratif » affichait 11 millions d’euros de bénéfices, une trésorerie de 59 millions d’euros, et plus de 500 000 euros d’avoirs placés. Non lucratif, vraiment ?

En 2024, environ 221 000 professionnels ont bénéficié du FIFPL, un chiffre stable par rapport à 2023. Rien, absolument rien, ne justifie donc cette baisse continue des prises en charge.

La « générosité » insultante du FIFPL

Le FIFPL ose qualifier ses nouvelles règles de « généreuses ». Générosité ? Verser 120 € par formation aux micro-entrepreneurs, alors que :

    • Le FAFCEA prend en charge 100 heures de formation à 35 €/h,
    • L’AGEFICE finance jusqu’à 3 000 € de formation (ou 500 € pour les plus petites contributions).

Appeler cela « générosité » relève de la provocation et constitue un mépris flagrant envers les micro-entrepreneurs libéraux.

Attaques diffamatoires contre l’UPSME

Le FIFPL accuse l’UPSME d’agir par intérêt financier et de tromper ses stagiaires. Ces propos sont mensongers et diffamatoires.

  • L’UPSME n’est pas un syndicat, mais une association loi 1901 de l’ESS, qui consacre l’intégralité de ses moyens à ses adhérents.
  • Son chiffre d’affaires annuel est de 130 000 €, avec un bénéfice d’à peine 10 000 €.
  • Contrairement à ce que prétend le FIFPL, l’UPSME n’a jamais exigé de reste à charge pour ses stagiaires.

L’UPSME bénéficie par ailleurs de la certification Qualiopi, ce qui garantit la qualité de ses formations. Le FIFPL a d’ailleurs validé et financé ces formations pendant des années. Remettre aujourd’hui en cause cette qualité est une pure diffamation, qui pourrait relever de la justice.

Manipulation autour du CPF

Le FIFPL tente de minimiser l’impact de sa réforme en affirmant que les micro-entrepreneurs peuvent toujours mobiliser leur CPF.

Il « oublie » opportunément de préciser que, depuis janvier 2020, tout cumul CPF + FIFPL est interdit. Cette omission volontaire est une nouvelle tromperie.

Conclusion

Le discours du FIFPL n’est qu’un enchaînement de mensonges, de contradictions et d’attaques gratuites. Derrière une prétendue rigueur budgétaire, il cache en réalité une gestion opaque et un mépris évident pour les micro-entrepreneurs qu’il est censé soutenir.

L’UPSME continuera à dénoncer cette politique injuste et à défendre, sans relâche, les droits des micro-entrepreneurs libéraux.

Droit de réponse du FIFPL en date du 25 juillet 2025

Communiqué du FIF PL en réponse aux allégations de l’UPSME

Après que le Conseil de Gestion du FIF PL a adopté de nouvelles règles pour la prise en charge,
à compter du 1er septembre 2025, des formations suivies par les professionnels libéraux ayant
le statut de micro-entrepreneur, M. Éric Mattei, qui se présente comme étant président d’une
organisation dénommée Union Professionnelle au Service de la Micro-Entreprise (UPSME), a
entrepris une campagne de communication pour contester ces règles.

M. Mattei a notamment diffusé un modèle de lettre qu’il demande aux micro-entrepreneurs
d’adresser au FIF PL.

Le présent communiqué a pour objet de répondre à l’argumentation spécieuse et inexacte
développée par M. Mattei dans les divers messages qu’il a diffusés.

Tout d’abord, le FIF PL relève que l’agitation de M. Mattei semble davantage motivée par la
défense des intérêts financiers de son organisation (laquelle ne fait pas partie des
organisations de travailleurs indépendants reconnues comme représentatives au niveau national
selon l’article L. 612-6 du Code de la sécurité sociale) que par de pures préoccupations d’intérêt
général.

En effet, l’UPSME organise des formations à l’attention des micro-entrepreneurs. Pour attirer
des stagiaires, elle leur indiquait jusqu’à maintenant qu’ils n’auraient rien à débourser pour
suivre ces formations car le financement en serait assuré grâce aux crédits du FIF PL. Les
nouvelles règles de prise en charge du FIF PL vont désormais obliger l’UPSME, soit à baisser
le coût de ses formations, soit à demander aux stagiaires de verser une participation financière.
Dans cette seconde hypothèse, les stagiaires risquent de se montrer plus exigeants sur la qualité
des formations dispensées…

Quoi qu’il en soit, il convient de rappeler que ces nouvelles règles de prises en charge sont
motivées par la nécessité absolue d’équilibrer les comptes du FIF PL.

La décision du Conseil de Gestion s’inscrit dans la droite ligne de l’action de l’État qui, à partir
du 2 mai 2024, a imposé une participation personnelle de 100 € à tous les titulaires mobilisant
leur compte personnel de formation pour prendre en charge une action de formation (sauf pour
les demandeurs d’emploi).

Les ressources du FIF PL sont alimentées par les contributions à la formation professionnelle
(CFP) dont s’acquittent les professionnels libéraux relevant de sa compétence. La capacité
financière du FIF PL est ainsi fonction du niveau des CFP payées par ces professionnels
libéraux.

Or, alors que le montant de la CFP due par les professionnels libéraux est de 116 € en 2025, la
contribution acquittée par ceux qui ont un statut de micro-entrepreneur est, par dérogation
législative, égale à 0,2% du montant annuel de leur chiffre d’affaires. Ainsi, un microentrepreneur
qui a réalisé un chiffre d’affaires annuel de 24.000 € est redevable d’une CFP de
48 €. Si son chiffre d’affaires n’est que de 1.000 €, il s’acquitte d’une contribution de 2 €.

Au regard de la hausse continue des dépenses de prise en charge auxquelles il doit faire face, le
FIF PL ne peut pas continuer à financer à hauteur de 600 € par an les actions de formation des
professionnels dont le niveau de contribution dépasse rarement la dizaine d’euros.

Le financement des actions de formation des libéraux ne peut pas être accaparé par les micro-entrepreneurs,
au détriment de l’immense masse des professionnels qui doivent, pour leur part,
s’acquitter d’une contribution annuelle de 116 € quand bien même leur chiffre d’affaires serait
inférieur à 58.000 €.

Les nouvelles règles de prises en charge adoptées par le Conseil de Gestion, impératives au
regard des exigences budgétaires, restent néanmoins généreuses pour les micro-entrepreneurs.

Ainsi, un professionnel dont la contribution annuelle est comprise entre 1 € et 20 € peut
prétendre à une prise en charge à hauteur de 120 €. Et dès 21 euros de contribution, un microentrepreneur
peut obtenir une prise en charge de 240 €. Bien entendu, tout micro-entrepreneur
s’acquittant d’une cotisation d’un niveau identique à la généralité des professionnels libéraux,
soit 116 € par an, bénéficie alors exactement des mêmes droits à prise en charge que ceux-ci.

Par conséquent, les micro-entrepreneurs, qui peuvent par ailleurs mobiliser leur compte
personnel de formation dès lors qu’ils ont un chiffre d’affaires minimum, ne sont nullement
privés d’accès à la formation.

Il est donc mensonger de prétendre que les règles posées par le Conseil de Gestion du FIF PL
feraient fi du principe de solidarité. Mais solidarité ne signifie pas déficit.

Le FIF PL est tenu de proportionner son niveau de prise en charge au niveau de ses ressources.
Sa mission est de contribuer à la prise en charge des actions de formation des professionnels
libéraux, et non pas d’en être le financeur exclusif.

Si l’UPSME entend revendiquer une « égalité de droits » pour les micro-entrepreneurs par
rapport aux autres professionnels libéraux, il faut qu’elle milite également pour une « égalité
de charges », en sollicitant l’alignement du calcul de leur CFP sur le droit commun, soit 0,25%
du plafond annuel de la sécurité sociale (PASS).

À compter du 1er septembre 2025, le FIFPL changera les règles du jeu. Désormais, les micro-entrepreneurs en libéral ne verront leurs demandes de prise en charge acceptées qu’à hauteur de leur contribution CFP réellement versée, une cotisation déjà minime et proportionnelle à un chiffre d’affaires souvent modeste.

Cette décision revient à conditionner l’accès à la formation à la capacité financière du professionnel, creusant un peu plus les inégalités entre indépendants. Les plus précaires, ceux qui auraient justement le plus besoin de se former pour se développer, sont les premiers à être exclus du dispositif.

  ➡️ Quelles conséquences concrètes pour les micro-entrepreneurs ? 
  ➡️ Et surtout : faut-il accepter qu’un droit fondamental comme la formation soit réservé aux mieux lotis ?

🔎 On fait le point dans cet article.

📢 Un système profondément injuste : seuls les “gros” micro-entrepreneurs auront droit à 100 % de leur formation prise en charge

Le tableau parle de lui-même : pour avoir droit à une prise en charge complète de ses formations par le FIFPL, un micro-entrepreneur devra désormais justifier d’un chiffre d’affaires supérieur à 58 000 € par an.

Autrement dit, seuls les indépendants les plus “rentables” bénéficieront de l’intégralité du dispositif, alors que ceux qui peinent à vivre de leur activité se verront accorder une prise en charge ridicule de 120 € par an — soit 20 % de l’enveloppe disponible.

C’est un non-sens total. Le droit à la formation, outil d’émancipation et de montée en compétences, devient ici un luxe réservé à ceux qui n’en ont déjà presque plus besoin.
Et pendant ce temps, les plus modestes, ceux qui devraient pouvoir se former pour faire décoller leur activité, sont sanctionnés pour leur précarité.

Ce système revient à dire clairement :
👉 “Si tu gagnes peu, tu n’as pas mérité de te former.”

C’est une double peine : faibles revenus, et maintenant accès restreint à un outil pourtant censé favoriser la réussite professionnelle.

On assiste à une transformation inquiétante de la logique de solidarité vers une logique comptable brutale, déconnectée du terrain et des réalités du micro-entrepreneuriat.

📣 Appel à mobilisation : ne restons pas silencieux face à cette injustice !

Micro-entrepreneurs, formateurs, syndicats, collectifs : il est temps d’agir.

Cette décision du FIFPL ne doit pas rester sans réponse. Elle met en péril le droit à la formation pour des milliers d’indépendants aux revenus modestes.

Faisons entendre nos voix pour exiger une réforme équitable, qui respecte le principe de solidarité et donne à chacun les mêmes chances de se former.

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