Je travaille avec ...
une plateforme de mise en relation (collaborative)
L’erreur fatale que commettent de (trop ?) nombreux entrepreneurs individuels …
L’économie des plateformes a profondément transformé le travail indépendant : livraison, VTC, services à domicile (bien-être), freelancing… des milliers de micro-entrepreneurs travaillent aujourd’hui via des plateformes de mise en relation.
Mais derrière cette nouvelle économie dynamique se cache une erreur très répandue… et potentiellement lourde de conséquences.
La règle à connaitre et à ne JAMAIS oublier
En micro-entreprise, la règle est claire :
Vous devez déclarer votre chiffre d’affaires brut, c’est-à-dire le montant total payé par le client.
Et ce, sans aucune déduction de frais.
Or, les commissions prélevées par les plateformes sont justement… des frais.
👉 Elles ne peuvent donc pas être déduites.
Exemples concrets
Prenons un cas très simple :
- Prix de la prestation : 100 €
- Commission de la plateforme : 10 €
- Somme versée au micro-entrepreneur : 90 €
👉 Montant à déclarer : 100 € (et non 90 €)
Autre exemple parlant
- 10 prestations à 100 € = 1 000 €
- Commission plateforme (10 %) = 100 €
- Somme perçue = 900 €
👉 Déclaration correcte : 1 000 €
👉 Erreur fréquente : 900 €
➡ 100 € de chiffre d’affaires non déclaré
Pourquoi cette erreur est-elle "fatale" ?
Elle vient d’un réflexe logique… mais trompeur :
👉 le micro-entrepreneur raisonne en argent réellement perçu
Alors que l’administration raisonne en :
👉 montant total facturé au client
Point important
Certaines plateformes mettent à disposition des relevés indiquant le chiffre d’affaires brut.
Mais dans les faits, beaucoup d’indépendants :
- ne les consultent pas,
- ou les interprètent mal.
D’où l’importance de bien comprendre la règle :
Le conseil de l’UPSME
Ne raisonnez jamais en “net perçu”.
Raisonnez toujours en “prix payé par le client”.
C’est ce montant — et uniquement celui-ci — qui constitue votre chiffre d’affaires.
Conclusion
Les plateformes collaboratives offrent de nombreuses opportunités…
mais elles ne changent pas les règles fiscales de la micro-entreprise.
Comprendre cette distinction est essentiel pour :
- éviter les erreurs,
- sécuriser son activité,
- et exercer en toute conformité